C215

C215, de son vrai nom Christian Guémy, est un artiste urbain et pochoiriste français né en 1973 à Bondy.

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Biographie de C215

Formation et débuts

Né en Seine-Saint-Denis en 1973, Christian Guémy grandit en province, confié à ses grands-parents après le décès de sa mère alors qu'il n'avait que six ans. Il est scolarisé dans un collège catholique. Puis, il rejoint Paris pour y mener des études consacrées à l'histoire de l'art, à l'économie et aux langues ; Christian Guémy est notamment titulaire d'une maîtrise d’histoire, d'un master en histoire de l’architecture et d'un master en histoire de l’art à la Sorbonne Ce cursus universitaire éclectique lui permet par la suite de prendre du recul pour exercer son art sans faire preuve d'élitisme. Il puise ses inspirations à travers des siècles de réalisations artistiques, de l'époque classique à celle contemporaine, des peintures à l’huile de Le Caravage au plasticien Ernest Pignon-Ernest. Il exerce également plusieurs métiers : historien pour les Compagnons du devoir, chargé d'études pour un syndicat du meuble ou encore responsable export auprès d'un industriel textile.

Carrière

À 32 ans, Christian Guémy reprend les pinceaux qu'il avait laissé de côté depuis l'adolescence. C215 s'est en effet d'abord lancé dans les graffitis, avant de se consacrer pleinement au pochoir. Brisé par une rupture sentimentale, il réalise des portraits de son ex-femme et de leur fille sur les murs de leurs quartiers. Peu à peu, il se crée un art propre : les êtres brisés peints au pochoir de ses débuts font place à des visages aux regards lumineux, en même temps qu'il se reconstruit intimement. Depuis 2006, il est installé à Vitry-sur-Seine, en région parisienne, ville dans laquelle il est possible d'admirer nombre de ses réalisations, et qui est devenue grâce à lui capitale du Street Art en France ; des touristes du monde entier viennent pour y découvrir les quelque 150 œuvres réalisées dans la rue par des artistes internationaux. Son objectif est de peindre des portraits de personnes existantes, celles-là même qui peuplent les quartiers qu'il décore de son art : des mendiants, des refugiés, des enfants, des personnes âgées, avec des couleurs douces, chaleureuses, lumineuses. Il répond aujourd'hui plus souvent à des commandes publiques qu'à sa propre inspiration, sans pour autant trahir son œuvre originale.

Autres faits

En 2006, il publie deux recueils de poèmes rédigés par sa fille Nina, et illustrés par plusieurs artistes de rue. Humanisant les rues des plus grandes capitales, il a laissé sa patte d'artiste dans de nombreuses villes : Paris, New York, Venise, Londres, Rome, Varsovie, Dakar, Berlin, Barcelone, New Delhi, Moscou ou encore Toronto. Ses supports préférés sont le mobilier urbain, les murs, les compteurs électriques EDF ou encore les protes.

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